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Par lisaelisabeth, le 17.02.2013
oui le gouvernement et les medias nous mènent en bateau mais heureusement il y a encore quelques personnes qui
Par samson, le 16.01.2013
il avait 17 ans, le 22 octobre 1941, les nazis l' ont fusillé, avec 26 de ses camarades. tous, ils ont aimé l
Par londiche, le 04.01.2013
lettre ouverte au president de la republique.
a la suite des déclarations de françois hollande, président de
Par londiche, le 04.08.2012
rien n' est encore perdu pour segolene.
t out un chacun peut le constater, eric besson a fait école dans le
Par londiche, le 14.06.2012
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Date de création : 09.01.2010
Dernière mise à jour :
29.04.2015
44 articles
François Hollande nous a parlé des années 70 ! Justement 40 ans après, qu’es qui a changé ?
«Mme Le Pen parle comme un tract du Parti communiste des années 70, parce que c’est ça en réalité, en pensant qu’on peut fermer les frontières, qu’on peut nationaliser les industries, qu’on peut sortir un certain nombre de capitaux de notre pays sans qu’il y ait de risque (…). Sauf que le Parti communiste, il ne demandait pas qu’on chasse les étrangers, qu’on fasse la chasse aux pauvres, parce que même les pauvres finissent par penser qu’il y a plus pauvre qu’eux qui leur prennent le peu qu’ils ont.»
Dire cela serait-il un lapsus ou tout simplement oublier ces années 1970 ? Evidemment NON !...
Monsieur Hollande ne souffre pas d’amnésie !
Bien qu’il était à l’époque, encore en culotte courte, F. Hollande sait très bien que le PCF n’était pas seul à dire «fermer les frontières», «nationaliser les industries». Mais aussi le Parti Socialiste. Toutes ces mesures figuraient dans le Programme Commun que socialistes, communistes et radicaux de gauche ont ratifié en 1972 et défendu devant les électeurs jusqu’en 1977. C’est bien Mitterrand qui proclame au congrès d’Epinay, en juin 1971, « Celui qui n'accepte pas la rupture - la méthode, ça passe ensuite -celui qui ne consent pas à la rupture avec l'ordre établi - politique, ça va de soi, c'est secondaire- avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste ». En 1981au désarroi de l’internationale socialiste, le PS a été contraint à mettre en œuvre un certain protectionnisme tel que « la fermeture des frontières » et « les nationalisations ».
C’est bien le Parti socialiste au pouvoir qui a instauré en 1981 le contrôle des changes, qui instaure des barrières à l’importation (souvenez-vous du dédouanement des magnétoscopes à Poitiers…) et qui nationalise par la loi du 13 février 1982 l’ensemble du secteur bancaire non encore nationalisé ainsi que les plus importantes compagnies industrielles.
Et c’est encore au PS, ou l’on se revendique en permanence de l’héritage d’Epinay encore aujourd’hui, qu’on piétine quotidiennement les principes qui y ont été proclamés, c’est entre autres la trahison des principes socialistes en 1983. Aujourd’hui, les dirigeants socialistes font des choses infiniment plus éloignées de l’héritage qu’ils revendiquent, et tout cela sans le moindre état d’âme. Mais cela est normal quand on a une analyse social-libérale comme eux.
La gauche PS/PCF a changé en quarante ans. Trouverait-on beaucoup de gens à gauche pour soutenir aujourd’hui l’idée-force du programme commun – idées qui, rappelons-le, ont attiré en son temps la moitié du corps électoral ? Qui trouverait-on aujourd’hui pour s’opposer à l’Europe maastrichtienne ?
N’est-il pas là un point de départ pour une analyse concrète de la situation que traversent la gauche radicale et particulièrement le Parti Communiste aujourd’hui en France ?
On parle volontiers aujourd’hui de « Nouveau PCF ». Je suppose que cela a pour départ la mutation à R. Hue, qui n’a plus rien à voir avec l’ « Ancien PCF » des années dites de 70. Et F. Hollande l’a très bien analysé pour se prévaloir d’une garantie auprès des milieux de la finance et d’une certaine droite dite centriste.
Si la gauche d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle de l’époque, pourquoi s’en formaliser ? Pourquoi en faire tout un fromage ? En quoi le « nouveau PCF » peut-il se sentir concerné par les attaques contre « l’ancien PCF » ?
Ce n’est pas que Paul le père du secrétaire actuel P. Laurent était bras droit de G. Marchais. Non c’est plutôt, (et Hollande l’avait mal apprécié avant ses dires) le ressenti que les communistes adhérents et anciens adhérents (dont j’en fais parti) d’un froid glacial dans notre filiation de révolutionnaires.
A partir de cette dialectique, ne sommes nous pas dans l’obligation de mener les réflexions non seulement nécessaires mais urgentes, de ce qui n’a pas marcher depuis la fin des années 70. S’interroger sur la différence entre le « nouveau » et l’ « ancien ».
Dans les faits, le « nouveau PCF » tel qu’il est aujourd’hui n’a rien à voir avec celui de 1940-1990. De ce PCF « ancien », n’a-t-il pas renié tout simplement au marxisme, voulu se débarrasser d’une image qui nous collait à la peau le « stalinisme » ? Quitte à jeter le bébé avec l’eau du bain ! N’est-il pas nécessaire de se rappeler ce que fut « l’ancien PCF », pour mettre en évidence combien le « nouveau PCF » en a tourné le dos sur les principes qui fut nos jalons à tous.
Pour moi aujourd’hui n’est pas de se désigner des coupables car nous sommes tous responsables ; mais il y a un fait c’est que G. Marchais, aux 1ers tours des présidentielles de 1981 dans une élection difficile pour le PCF obtenait 15%. Après sa mutation entrainé par R. Hue, le parti obtient 1,93% avec M. G. Buffet aux présidentielles de 2012.
Son orientation était réaliste. Qu’on se rappelle l’actualisation du programme commun fin des années 70, sur les nationalisations notamment. Aujourd’hui c’est plus d’une actualisation qu’il faudrait, car la situation politique n’en est que plus ultralibérale. A mon avis, c’est des perspectives bien plus rigoureuses que celle du programme partagé du FDG qu’il faudrait.
Autant d’interrogations que nous devons nous poser à la gauche de la gauche, et extrême-gauche, (anciens et nouveaux, encartés, et non-encartés) nécessaires pour un rassemblement de tous les communistes pour un « à nouveau un Parti communiste se référant au marxisme autant que celui des années 70», une force populaire pour un vrai Front Populaire Anticapitaliste.
Ne doit-on pas nous sortir une fois pour toute de cette situation acculée, comme seul bouclier, de demander à François Hollande des « excuses publiques chaque fois que la bourgeoisie se l’autorisera.
Les communistes ne font plus peur aux capitalistes. D’ailleurs Hollande ne ferait pas la même politique si le PCF avait plus de 15%, au lieu de 1,93 %.
C’est vrai que le PC était bien implanté dans les entreprises, trouvant sa force dans la classe ouvrière et dans le salariat. Ce qui nous a permis de gagner de très nombreuses villes, des élus dans les départements, à l’assemblée nationale, des groupes qui s’appelaient « groupes communistes » . Depuis nous assistons aux fermetures d’entreprises, plus de 5 millions de chômeurs, sans compter les gens acculés au travail précaire dans le dénuement. Dix millions de pauvres au revenu de moins 800 euros par mois. C’est un point important dans l’analyse, et qui certes ne facilite pas l’action des communistes quand on ne rencontre plus les citoyens dans les ateliers ou sur leur lieu de travail.
Lors d’élections nous assistons de plus en plus à l’abstention, 50%, un électeur sur deux, à la dégringolade du PS mais aussi à une stagnation de la gauche radicale. Si le FN s’en racine avant tout à droite, chez les plus ultra, il n’en demeure pas moins qu’il a su capté dans l’électorat populaire avec un certain discours économique et protectionniste du « «produire et acheter Français », ressemblant dans le verbe de celui du PCF des années 70. Peut-on s’en contenter comme un hommage du vice à la vertu ? De cette impasse dangereuse où Marine Le Pen et ses amis crachent leur venin, il faut en sortir ! Ce n’est pas de rendre le vote obligatoire qui inversera ce processus. Mais en cernant bien les causes qui sont celles du renoncement du gouvernement socialiste aux exigences populaires.
N’oublions pas non plus que 55% de nos concitoyens ont voté NON au TCE en 2005 avec une majorité de l’électorat de gauche. Des électrices et électeurs qui ne comprennent plus très bien aujourd’hui, et pour un certain nombre d’entre eux se sont repliés derrière le discours des souverainistes. La droite et l’extrême-droite sont nos adversaires. Mais il n’en reste pas moins que depuis la faille provoqué par le OUI, porté par le PS, au traité de Maastricht, une ligne a encore bougé à gauche séparant nettement cette fois-ci , ceux d’un coté pour une économie ultralibérale (le PS) et de l’autre, ceux (nous) pour une Europe sociale, démocratique et de partage des richesses. A mon avis, cela aurait du et doit être plus que jamais le fil d’Ariane à gauche de la gauche.
Il fait assumer cette séparation avec les dirigeants du parti socialiste qui désormais n’ont du socialisme que le nom.
Après la rupture du programme commun en 1977, et dans la période 1981-86, rien n’a été épargné pour dépeindre le PCF sous les traits d’un parti stalinien, dictatorial, populiste. Rien n’aura été alors épargné à la direction de l’époque, ni par les socialistes – y compris Mélenchon – ni par les « rénovateurs » et autres « refondateurs » dont « Ensemble ». Entendre aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon, Roger Martelli qui a quitté le parti après la mutation, défendre l’honneur perdu du PCF « Marchaisien » des années 1970 tout en se scandalisant que le FN lui ait « volé » son discours… franchement, mieux vaut être sourd.
A moins que ces camarades là reconnaissent implicitement leur erreur d’analyse à l’époque.
Le 29/04/2015
Guy Souteirat
Il n'y a pas que le FN et Dupont-Aignan, mais aussi ceux à la gauche de la gauche qui prônent la sortie de l' Euro comme solution tout en s' abstenant de faire l' analyse du capitalisme dans sa fase terminale. Il essaie de faire face à ses propres contradictions pour pérenniser ses destructions, causes essentielles qui font les enjeux de la lutte de classe aujourd'hui.
Ce n' est pas l'Euro comme monnaie d' échange qui est en cause, mais bien le capitalisme en Europe et par le monde, qui existait déjà bien avant l' Euro. C' est plutôt son "pact-age" qu' on devra jeter par dessus bord pour une nouvelle construction Européenne. Ce sont les traités qui ont étés mis en place par le capital contre les peuples qu' il faudra rendre caducs. Ce sont les politiques ultra-libérales menées actuellement dans chaque pays qui sont en causes.
C' est par exemple le traité de Lisbonne avec son article 123:
Qui stipule que : « 1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’ accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’ acquisition directe, auprès d’ eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite »
En clair les états signataires s’ interdisent de se financer directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la BCE. Ils sont obligés de s’ adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu’ elles décident tout en se finançant actuellement elles mêmes à un taux quasi nul auprès de la BCE. Cette situation est identique pour tous les pays du monde occidental et dure en France depuis 1973.
C' est le "Pacte budgétaire européen" le "T S C G" qui institue une "règle d' or" pour tous les pays, inscrite désormais dans la constitution de chaque pays signataire, qui s' engagent plus précisément à avoir des budgets en équilibre ou en excédent. Elle prévoit ainsi que le déficit structurel ne devra pas dépasser 0,5% du PIB.
C' est la casse du code du Travail avec l' ANI ( l' Accord National Interprofessionnel) mis en place par le medef et le gouvernement "Cahuzien" signé par les syndicats minoritaires CFDT CFTC, CFE-CGC. Cet accord donne pleinement satisfaction aux exigences du patronat contre les salarié(e)s, dans la continuité du démantèlement du code du travail engagé par Sarkozy et la droite. Au nom de la course à la compétitivité, cet accord vise à baisser le coût du travail, c' est-à-dire les salaires, à accroître la flexibilité et à faciliter les licenciements.
Avec toujours plus de flexibilité l' accord parle de « sécurisation de l' emploi » mais il ne vise qu' à imposer aux salariés des reculs sous couvert de maintien de l' emploi. La politique du chantage déjà développé par des patrons-voyous comme Continental acquerrait force de loi ! Un accord « gagnant-gagnant », disent le gouvernement, le Medef et la CFDT, un cynique enfumage ! Les salarié(e)s reçoivent quelques miettes en compensation de reculs majeurs.
Ainsi par exemple: un(e) salarié(e) pourrait être licencié(e) en cas de refus de voir sa rémunération baisser, à la seule condition qu' il gagne initialement plus de 1, 2 smic. La baisse de salaire que pourrait imposer une entreprise n' est même pas limitée et elle pourrait s' accompagner d' une augmentation du temps de travail. Chaque salarié devra signer lui-même son acceptation sous peine de licenciement. Et les procédures de licenciement seront aussi simplifiées.
La « flexi-sécurité » est une tromperie qui n’ a d’ autre objectif que de faire accepter aux salarié(e)s un recul de leurs conditions de travail et de vie sacrifiées au nom de la rentabilité financière, des dividendes. C' est bien contre le capital et ses valets qu' il faut déployer nos énergie.
Que les peuples de nos pays se déchaînent non seulement de la finance mais de ce système qui a fait son temps. C'est un combat désormais international.
Guy SOUTEIRAT
Face à la crise du capitalisme, un remède!
Sa fin par la socialisation des productions des biens , d' échanges et de services.
Qu’est-ce que la socialisation des moyens de production ?
La propriété privée des moyens de production soumet toute l’économie à l’impératif d’enrichissement de la classe capitaliste. Et que cela ne peut se faire qu’en organisant l’injustice sociale et la destruction de la planète.
Ceux et celles qui n’osent pas remettre en cause la propriété privée des moyens de production se condamnent à n’aménager le capitalisme qu’à la marge sans supprimer ses effets dévastateurs.
Les pays dits « communistes » ont jadis étatisé les moyens de production – usines, terres agricoles… –. L’organisation de la production, de ce qu’il faut produire et de la répartition de cette production était simplement passé de la classe capitaliste à une nouvelle classe sociale parasitaire : la bureaucratie.
La socialisation des moyens de production, c’est une logique totalement différente de l’étatisation ou de la privatisation.
Le service public englobera toutes les productions et services vitaux pour la population : habitat, éducation, santé, eau, énergie, moyens de communication, transports… Si les objectifs de production seront décidés par les organes démocratiques que se donnera la société, l’organisation du travail au sein de ces services publics appartiendra aux premières et aux premiers concernés : les travailleurs. Personne ne pourra prétendre tirer quelque profit que ce soit de ces activités, mais toutes et tous en bénéficieront à égalité.
Concernant le reste de l’économie – l’économie non « vitale » –, les entreprises seront réquisitionnées et autogérées par ceux et celles qui y travaillent. Les travailleurs décideront tous ensemble, tant de l’organisation du travail que de la répartition des richesses créées.
Quant à celles et ceux qui travaillent seuls – petits paysans, commerçant et artisans –, si la société les incitera à s’organiser collectivement pour bénéficier de moyens de production plus efficaces, mais ils et elles feront comme bon leur semblera… du moment qu’ils ne salarient personne. Dans une économie socialisée, nul ne doit pouvoir tirer profit du travail de quelqu’un d’autre.
La socialisation des moyens de production fera disparaître la classe capitaliste. Ce n’est qu’alors que la démocratie, jusqu’ici bafouée par les diktats du marché et de la finance, pourra prendre un sens. La société aura alors le pouvoir sur les questions essentielles, l’organisation rationnelle de la production pour satisfaire les besoins de l’humanité tout en préservant la planète.
Publié le 1er novembre 2009 par Commission Journal (mensuel)
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SCIC : Société Coopérative d'Intérêt Collectif
Face à des actionnaires qui ne sont guidés que par le profit, aux délocalisations à répétition, à la prise de pouvoir de spéculateurs, des statuts existent pour protéger l'activité et les salariés.
Qu'est-ce qu'une Scop ?
Les salariés sont associés et actionnaires majoritaires de l'entreprise, dont ils détiennent au moins 51% du capital social et 65% des droits de vote. Ils participent aux choix stratégiques de l'entreprise et décident du partage des bénéfices. Chaque nouveau salarié est invité à souscrire, s’il le souhaite, à une part du capital et devient alors co-entrepreneur. Ils sont égaux en droits et en devoirs quel que soit le montant du capital investi. Une partie des résultats revient prioritairement aux salariés et une autre est attribuée aux réserves de l'entreprise pour assurer la continuité de l'activité.
Depuis 1884, date des premiers chiffres disponibles, jusqu’à aujourd’hui, le nombre de Scop est passé de 51 à 1707 en 2005 puis à 1959 en 2010. Au fil de l’histoire, et malgré des périodes de repli dans les années 50 et le milieu des années 80, l’entrepreneuriat coopératif ne cesse de se développer. 75 à 80 % des Scop sont créées ex nihilo. Les autres sont issues de transmission ou transformation, voire de reprise par les salariés en cas de redressement.
Concernant les secteurs d'activité, il n'y a pas de limitation sectorielle. 50 % des Scop sont actives dans le secteur des services, 28 % dans le bâtiment et les travaux publics et 22 % dans l'industrie. Si le secteur des services est plus concerné par les créations de Scop c'est parce que ce sont des activités économiques requérant peu de capital et beaucoup de matière grise.
Qu’est-ce qu’une SCIC ?
Créé en 2001, cet autre statut permet d'associer autour du même projet des acteurs multiples : salariés, bénévoles, usagers, collectivités publiques, entreprises, associations, particuliers... tous types de bénéficiaires et de personnes intéressées à titres divers. Elle produit des biens ou services qui répondent aux besoins collectifs d'un territoire par la meilleure mobilisation possible de ses ressources économiques et sociales. Elle s'inscrit dans une logique de développement local et durable et favorise donc l’action de proximité et le maillage des acteurs d’un même bassin d’emploi. De plus, elle présente un intérêt collectif et un caractère d'utilité sociale garanti par sa vocation intrinsèque d'organiser, entre acteurs de tous horizons, une pratique de dialogue, de débat démocratique, de formation à la citoyenneté, de prise de décision collective et par sa vocation d'organisme à but non lucratif.
En créant une Scop ou une Scic :
• Vous encouragez le partage démocratique du pouvoir car chaque salarié-associé-bénéficiaire possède une voix pour la prise de décision en assemblée générale et les dirigeants de la société sont élus par les associés ;
• Vous protégez votre entreprise d'une prise de contrôle majoritaire par des investisseurs extérieurs ;
• Vous assurez la pérennité de l'entreprise car une partie des résultats revient prioritairement aux salariés et une autre est attribuée aux réserves de l'entreprise ;
• Vous permettez aux salariés de s'investir dans une aventure humaine puisque ces derniers sont directement concernés par l'évolution de l'entreprise ;
Quel impact sur le territoire ?
Partage démocratique du pouvoir
Coopération
Reconstruction de liens forts
Préservation et développement de l'emploi
Juste répartition des richesses créées
Après le NPA c' est le PC qui a terminé son congrès.
Très bien!...
Nous voilà tous en ordre de bataille pour battre le fer.
Tous ensembles, sans mettre de l' eau dans son vin comme le suggéraitMontebourg à la CGT, imposons l' interdiction des licenciements, l’ expropriation sans indemnisation et sous contrôle de salariéEs.
Avec les salariés de chez Goodyear qui avec la CGT syndicat majoritaire se bat depuis 6 ans tant pour la défense des conditions de travail que contre les suppressions d’ emplois. Ces 6 années de combat des Goodyear sont la démonstration pratique de la profonde nocivité de l’Accord national interprofessionnel (ANI) – signé par le Medef et les syndicats CFDT, CGC et CFTC – bientôt proposé à la ratification du le Parlement.
Malgré le poids du chômage et des défaites des dernières années, les mobilisations se développent. PSA Aulnay, Goodyear, Sanofi, Virgin, Candia, Pilpa, Arcelor, Fralib, Petroplus : autant de noms d’ entreprise qui résonnent comme autant de foyers de résistances aux vraies violences, celles des patrons couvertes par l’État et la " justice".
Même si des désaccords existent, les revendications défendues par les salariéEs, les équipes militantes posent des questions politiques. Le champ couvert par les mots d’ ordre d’ interdiction des licenciements sont certes différents selon que la revendication vise les « bénéfices », les « profits » ou les « licenciements boursiers ».
Mais ce qui est sûr aujourd'hui de ce qui est urgent c' est l' éradication du capitalisme, c' est l' appropriation des moyens de productions, de distributions et de services par les salariéEs et des citoyens. C' est le socialisme!!!
Mais dans tous les cas, le succès passe par la généralisation des mobilisations, d' une opposition radicalement à gauche au patronat à la droite et son FH et évidemment, cela ne fait plus aucun doute, au gouvernement Hollande/Ayrault .
"Pour qu' un mouvement communiste abolisse l' état actuel des choses sans établir un idéal auquel la réalité devra se conformer."
Voilà ce que j' entends par un communisme de nouvelle génération.
Guy SOUTEIRAT
Les nouveaux Ben Laden, les émirs qui terrorisent le Sahel, terroristes, trafiquants, gangsters, etc…etc… Tels sont les titres que tous les médias nous assènent.
Une opération comme celle qui vient d’avoir lieu sur le site gazier d’In Amenas dans le Sud-Est algérien ne s’est pas montée en quelques heures, elle était prévue depuis longtemps. Quelles puissances utilisent ces groupes qui ont pu se livrer aux pillages et aux assassinats que l’on sait sans rencontrer jusque là de résistance réelle ?
Au Mali et dans cette région d’Afrique qui englobe le Niger, la Mauritanie, le Burkina-Faso, le Tchad, la Guinée…, il ne faut pas chercher longtemps pour trouver les grands groupes capitalistes et les Etats à leur service. Le contrôle de cet ensemble qui regorge d’uranium, de pétrole, de gaz, de phosphate, de diamants, de cuivre est au centre de l’affrontement qu’ils se livrent depuis longtemps et qui s’est considérablement élargi ces dernières années. L’afflux des capitaux dans cette seule partie de l’Afrique est énorme, il dépasse 50 milliards de dollars par an. Aux appétits effrénés des Etats-Unis, de la France, de l’Europe, se sont ajoutés ceux du Quatar et des puissances islamistes, de la Chine, de l’Inde, de la Turquie…
Cet affrontement sans pitié prend toutes les formes possibles y compris l’utilisation sans vergogne puis leur élimination si nécessaire de tous ces groupes de trafiquants, terroristes, gangsters etc… L’argument de la lutte contre ces groupes est bien utile pour camoufler le pillage des ressources africaines par le capital international.
Principales victimes de cette politique, le peuple malien qui subit cette guerre, les peuples d’Afrique soumis à cette domination avec la participation de leurs gouvernements. Le peuple français en supporte lui aussi les conséquences, les dizaines de milliards pillés en Afrique sont investies dans la spéculation, d’où l’aggravation de la crise en France et ailleurs pendant que les profits capitalistes progressent (le CAC 40 vient de gagner 15%). Cette politique c’est celle de Hollande comme avant lui celle de Sarkozy. Une fois de plus Droite et PS sont d’accord, leurs différences ne portent que sur des points de détail. Au prétexte de lutter contre le terrorisme, ils défendent uniquement les intérêts des groupes capitalistes dans cette région comme partout. Marine Le Pen est d’accord avec eux, elle réclame l’augmentation du budget militaire et d’armement de la France. Nous appelons les travailleurs et le peuple à exiger l’arrêt de cette guerre, avec le retrait du corps expéditionnaire français du Mali. Une autre politique doit être engagée dans l’intérêt des peuples malien et africains et dans l’intérêt du peuple français, une politique de coopération et de développement.
Source : site Communites
Une guerre au Mali et de l'uranium au Niger : des islamistes très utiles au pouvoir français
mercredi 16 janvier 2013
Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire
Lundi 14 janvier 2013
Le 11 janvier 2013, l'armée française est intervenue au Mali à la suite de mouvements, vers Bamako, de groupes armés islamistes. Depuis des mois, ces derniers tiennent tout le nord du Mali et se seraient enhardis au point, nous dit-on, de vouloir occuper l'ensemble du pays.
Personne ne niera que ces groupes soient composés d'horribles individus qui, sous prétexte de convictions "religieuses", battent toute personne dont le comportement ne leur plait pas, coupent les mains des voleurs (réels ou supposés), exécutent - en particulier des femmes - pour des broutilles ou même pour rien.
Pour autant, de la même façon qu'au moment de l'intervention militaire contre Kadhafi en Libye, il est insupportable de se retrouver sommé de soutenir une intervention militaire déployée. par ceux qui sont largement responsables de la gravité de la situation.
Qui plus est, qui peut vraiment croire qu'il s'agit d'une opération "pour la démocratie au Mali" ? Cela fait des décennies qu'elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus. largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence "démocratique" ?
De même, qui croira qu'il s'agit de "sécuriser la région" ? En réalité, il s'agit de sécuriser. l'approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium : ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali. par une ligne sur les cartes géographiques.
A ce propos, on soulignera l'extrême perversité des ex-puissances coloniales qui ont jadis tracé des frontières absurdes, faisant fi de l'implantation des populations, et créant des pays aux contours bien curieux : le Niger et le Mali sont tous les deux en forme de sablier, une partie sud-ouest contenant la capitale, totalement excentrée et éloignée d'une immense partie nord-est, principalement désertique.
C'est ainsi que, pendant 40 ans, Areva (auparavant la Cogéma) a pu s'accaparer en toute tranquillité l'uranium nigérien dans ces mines situées à 500 kilomètres de la capitale et du fragile "pouvoir" politique nigérien.
Ces dernières années, des groupes armés se sont organisés dans cette région : des Touaregs, dépités d'être méprisés, déplacés, spoliés. Et des groupes plus ou moins islamistes, certains issus des anciens GIA qui ont semé la terreur en Algérie, d'autres contrôlés par Kadhafi, et autonomisés suite à la disparition de ce dernier.
Des salariés d'Areva, cadres dans les sociétés d'extraction de l'uranium, ont été enlevés en septembre 2010 au Niger, transférés au Mali et retenus depuis. Puis, le 7 janvier 2011, deux jeunes français ont à leur tour été enlevés au Niger.
L'Observatoire du nucléaire a été une des rares voix à dénoncer (*) l'opération militaire immédiatement lancée par les autorités françaises. Ces dernières avaient en effet, de toute évidence, décidé de châtier coûte que coûte les preneurs d'otages, quitte à ce que cela se termine dramatiquement pour les deux jeunes otages. qui ont effectivement été tués dans l'opération.
Ces deux jeunes ne travaillaient pas pour l'extraction de l'uranium mais, c'est évident, l'idée était de décourager d'éventuelles prochaines actions contre des salariés d'Areva.
Depuis, les mouvements Touaregs laïques et progressistes ont été marginalisés, en particulier par la montée en force du groupe salafiste Ansar Dine. Puissant et lourdement armé, ce dernier s'est allié à AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique), faisant courir un risque de plus en plus évident pour les activités françaises d'extraction de l'uranium au nord du Niger.
La France a soutenu avec la plus grande constance les gouvernements corrompus qui se sont succédé au Mali, aboutissant à un délitement total de l'État. C'est probablement cet effondrement qui a amené les groupes islamistes à s'enhardir et à avancer vers Bamako.
De même, la France a maintenu depuis 40 ans le pouvoir du Niger dans un état de faiblesse et de dépendance par rapport à l'ancienne puissance coloniale et son entreprise d'extraction de l'uranium, la Cogéma devenue Areva. Alors que les dirigeants nigériens essaient tant bien que mal de contrôler ce que fait Areva, la France reprend totalement la main avec son intervention militaire.
Les récents mouvements des groupes islamistes n'ont effectivement fait que précipiter l'intervention militaire française qui était en préparation. Il s'agit indéniablement un coup de force néocolonial, même si les formes ont été mises avec un opportun appel à l'aide du Président par intérim du Mali, dont la légitimité est nulle puisqu'il est en place suite à un coup d'État qui a eu lieu 22 mars 2012.
Précisons à nouveau que nous n'accordons pas le moindre crédit aux dangereux fondamentalistes qui sont aussi des trafiquants de drogue et d'armes et n'hésitent pas à blesser et tuer.
Par contre, nous refusons la fable de l'intervention militaire "pour la démocratie". Ce prétexte a déjà beaucoup servi, en particulier lorsque les USA ont voulu mettre la main sur des réserves pétrolières, et le voilà encore de mise parce que la France veut assurer l'approvisionnement en uranium de ses réacteurs nucléaires. Notons d'ailleurs que, à 27 000 euros l'heure de vol d'un Rafale, le tarif réel du courant d'origine nucléaire est encore plus lourd que ce que l'on pouvait craindre...
En conclusion, il est une nouvelle fois démontré que l'atome, et la raison d'Etat qui l'entoure, ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants mais aussi à la démocratie.
Stéphane Lhomme
Directeur de l'Observatoire du nucléaire
(*) http://observ.nucleaire.free.fr/otages-niger.htm
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Rallumons la flamme du combat de classe; les étoiles attendront. Mettons en œuvre tout ce qui nous est possible pour qu ’elle grandisse !
Que l’année 2013 connaisse le déploiement de luttes d’ampleur contre les politiques d’austérité imposées par le pouvoir en place et contre l’arrogance patronale encouragée par la recherche forcenée du fumeux "compromis historique"
Santé, luttes, victoires....
Je vous adresse à tous mes vœux les plus fraternels pour 2013.
Que cette nouvelle année soit celle du "changement maintenant", des luttes victorieuses qui seules pourront imposer un véritable changement contre le capitalisme en crise, ses régressions, et ses guerres, en France, en Europe et dans le monde.
Guy Souteirat
J' ai signé l' appel à un référendum sur le TSCG, parce qu' il faut le faire malgrès tout, les désillusions sur celui de 2005; quant on sait que le traité de Lisbonne l' a remplacé. Mais ne pas le faire c' est pour moi abdiquer.
C' est la remise en cause de tous les traités passés, non négociables, qu' il faut, pour une autre Europe sociale, démocratique, écologique. Or nous en prenons pas le chemin.
Un référendum, il va de soi qu' il fait parti d' une démocratie participative et directe. Mais la lutte de classe ne peut se passer d' un gigantesque mouvement populaire, pour les 300£ de plus sur les salaires, le smic à 1700 £, pour une santé publique et une école publique gratuite, pour un seul secteur bancaire public, pour l' interdiction des licenciements, pour l' appropriation des moyens de production afin d' empêcher les délocalisations etc...etc...
C' est avec tous les salariés et les peuples européens qu' il faut nourrir et faire grandir ce grand mouvement libératoire contre cette troïka capitaliste. Après 2005 tout devait changer à gauche avec une majorité anti-libérale du NON , les contours de deux gauches apparaissaient alors. Mais les responsables du PCF pensaient et pensent toujours qu' il y a qu' une gauche, quitte à se compromettre (mutation oblige) avec le social-libéralisme cher à Robert Hue. Et depuis c' est dans la majorité avec le PS que les élus du FdG gèrent par exemple les régions et les départements. On comprends mieux leurs réticences à faire vraiment bouger les choses.
Je leur dis à tous les camarades du FdG , un référendum c' est bien , mais quitter la majorité pour une opposition de gauche c' est ouvrir des nouvelles orientations et perspectives de rassemblement populaire pour une vie meilleure et de battre en brèche la droite revancharde et les idées populistes et souverainistes de l' extrême-droite.
Guy Souteirat
"Deux traités pour couler l'Europe"
Regardez cette vidéo!
Après vous conviendrez que la gauche radicale ne peut pas de Facto être dans la majorité à la Hollandaise, mais bien d' être dans une opposition de gauche au gouvernement Ayrault.
Cliquez sur le lien suivant pour regarder cette vidéo : http://dai.ly/KwZQb3
Qu’est-ce que le MES?
Le MES est une version européenne du FMI. Il peut prêter aux Etats (à des taux inférieurs au "marché") mais sous les conditions du TSCG. Cela ressemble aux "plans d’ajustement structurels" qui ont tant fait souffrir les peuples africains. Les politiques européennes d’austérité ne datent pas d’aujourd’hui, elles nous obligent à détruire notre système de santé, à privatiser l’énergie, les télécommunications, la poste et elles voudraient nous contraindre à prendre la retraite à 67/68 ans. L’austérité imposée crée le chômage.
Les néolibéraux nous culpabilisent sur le sort de nos enfants à qui les égoïstes que nous sommes, laisseraient une dette immense. Répondons leur qu’avec ce traité, nous leur laisserions une dette quasi-éternelle qu’ils seront évidemment incapables d’honorer, le but étant de les maintenir pour toujours dans l’austérité. L’État ne doit pas être comparé à une famille surendettée car un État souverain peut créer sa monnaie. Certes il a aliéné ce droit en ratifiant le traité de Maastricht, mais ce traité peut et doit être dénoncé. Les intérêts cumulés depuis que l’État s’est privé du droit d’emprunter gratuitement à la Banque de France se montent à 1500 milliards. Cette somme a été donnée inutilement aux marchés financiers. La France qui est encore la 5e économie du monde doit être capable de gérer sa monnaie, elle ne doit pas s’abandonner au fatalisme et à la décadence dans laquelle l’euro-libéralisme entraîne un continent entier.
Qu’ est-ce que le TSCG ?
Le Pacte budgétaire (TSCG) met en effet sous tutelle les parlements nationaux. Alors que beaucoup de pays dont la France n’arrivent pas à respecter l’obligation du traité de Maastricht de limiter leur déficit public à 3%, ce nouveau traité introduit une « règle d’or » - en réalité une règle de plomb - puisque le déficit structurel admis serait seulement de 0,5% du PIB. Un non-respect de ce dogme absurde déclenchera un mécanisme correctif automatique à la suite duquel la Commission européenne définira « la nature, l’ampleur et le calendrier des mesures correctives à mettre en œuvre » (article 3). Le déficit en question est le total des déficits des administrations publiques, au sens du traité de Maastricht, qui comprennent l’État, les collectivités territoriales (communes, départements ou régions), l’assurance chômage et surtout les organismes de Sécurité sociale (retraites, assurance maladie, allocations familiales, accidents du travail). Ce déficit structurel, notion mal définie, sera de toute façon calculé par la Commission européenne.
Par conséquent, en France, le déficit ne pourra au minimum dépasser 10 milliards d’euros (le PIB est de 2000 milliards). Comme le déficit était de 90 milliards en 2011, il devra donc baisser de 80 milliards pour être conforme au traité. Rappelons que le déficit actuel est du pour une grande partie aux intérêts payés aux banques (50 milliards par an), ce qui fait que la dette s’auto entretient. Cette situation résulte de la loi du 3 janvier 1973 qui a interdit à la Banque de France d’accorder des avances sans intérêt au Trésor.
En outre les États dont la dette dépasse 60 % du PIB devront la réduire suivant la règle de 1/20 par an. Pour la France, la dette qui était de 1700 milliards d’euros en 2011, devra être ramenée à 1200 milliards. Ce serait donc de 500/20, soit 25 milliards par an, que la France devrait amputer son budget pendant 25 ans.
Le budget productif devra aussi être amputé de l’abondement de la France au MES (Mécanisme Européen de Stabilité) dont le capital s’élèvera au total à 700 milliards d’euros. 80 milliards d’euros seront versés dans les cinq premières années (capital libéré). La quote-part totale de la France s’élèvera à 20,3859% soit 142,7 milliards, dont 16,3 devront être versés en permanence à partir de la 5e année. Le MES est chargé de se porter garant vis-à-vis des marchés financiers qui prêteront aux États en difficulté. Au cas où les fonds diminueraient par suite de pertes, sur réquisition des gouverneurs du MES (les ministres des Finances de l’Union européenne), les États membres devront compléter le capital libéré comme le capital non-libéré sous 7 jours.
Au cas où la « règle d’or » ne serait pas respectée par un pays, le TSCG prévoit des sanctions financières se montant à 0,1% du PIB (2 milliards pour la France), elles seraient décidées par la Cour de Justice de l’Union européenne, le Parlement national n’étant pas consulté.
Les pays de la zone euro ont déjà, depuis Maastricht, l’interdiction d’influer sur le cadre monétaire et l’obligation d’emprunter aux banques. Ils ont perdu tout moyen de peser sur les taux d’intérêt auxquels ils empruntent, parce qu’ils ne peuvent plus faire de chantage à la dévaluation (comme l’a fait le Royaume-Uni dernièrement). Parmi ces États, ceux qui signeront le TSCG subiront en outre la surveillance de la Commission européenne qui s’immiscera directement dans leur budget, au mépris de la démocratie et du droit des peuples à gérer leur budget. La deuxième mâchoire d’un étau se refermera sur eux, elle obligera chaque État à restreindre drastiquement son budget productif et le fera entrer en récession. Et ce n’est pas le mot « stabilité » ajouté au Pacte de croissance qui pourra l’éviter.
Les États qui veulent accéder au MES devront ratifier le TSCG. Pour éviter que quelques États puissent bloquer le processus comme ce fut le cas en 2005 pour le TCE, il suffira que 12 pays l’acceptent pour qu’il soit mis en œuvre. Ce traité serait très coûteux, il entraînerait tous les pays dans la récession ; d’autre part, il prive les parlements nationaux de leur prérogative budgétaire. Cette tare est fondamentale à nos yeux : sans souveraineté nationale, il sera impossible d’engager une véritable politique de gauche en France, même si les électeurs le décident.
Source : M’PEP